Qu'est-ce que l'amour...?


(Témoignage authentique vécu par le pasteur Jean Peterschmitt, qui raconte lui-même cette histoire).



       Au cours d'une après-midi comme tant d'autres, je pars visiter les croyants de l'église. J'arrive chez la soeur Amélie dont le mari est secrétaire de mairie. A mon arrivée, Albert, son mari, m'ouvre la porte et m'annonce que son épouse est absente. Je suis un peu désappointé par cette absence. Comme je sais qu'Albert n'a jamais rien voulu savoir de l'Evangile, je le salue et repars en direction de ma voiture. 

Alors que j'ai déjà le dos tourné, il m'interpelle:

    - Monsieur Peterschmitt, est-ce que ça vous dérangerait de me faire une petite visite? J'aurais aimé vous parler...

Je suis surpris mais je saisis la balle au bond et accepte très volontiers de passer quelques instants avec lui. Nous nous installons au salon où il me confie:

    - Depuis deux ans et demi, j'observe votre travail, votre comportement et le fruit de votre action. Je dois avouer que vous m'impressionnez. J'ai décidé d'accompagner prochainement ma femme à l'église. Je vous le promets car j'aurai bientôt la retraite.

    - Mais cher Monsieur, la Bible déclare: Aujourd'hui, si vous entendez ma voix, n'endurcissez pas votre coeur. Hébreux 3:7. Comprenez-moi bien: votre lendemain ne vous appartient pas. Ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui.

    - Oui, mais... vous savez, j'ai encore quelques affaires à liquider en mairie, notamment une histoire de partage de terrain. Comme je suis le seul à vraiment connaître le dossier à fond, étant donné les années que j'ai passées au secrétariat de la commune, je me dois de rester fidèle à mon action jusqu'au bout. Je désire mettre mon temps au service de la bonne gestion des affaires du village.

    - Vous êtes libre d'agir comme vous le voulez. Pour ma part, je vois les choses dans la perspective de l'éternité et il faut prendre ces réalités bien plus en considération que les vanités terrestres.

        Sur ces quelques paroles, nous nous quittons en bons termes. Aucun de nous deux ne soupçonne que c'est là notre dernière rencontre. Effectivement, quelques jours plus tard, sa femme, en rentrant de voyage, le trouve étendu sur le sol de la cuisine, mort par arrêt cardiaque. Amélie a tant prié pour son mari et Dieu a répondu en lui donnant une dernière occasion de se convertir. Quel soulagement pour moi d'avoir mis à profit cette ultime occasion pour placer Albert devant le choix que nous donne l'Evangile. Mais lui n'a pas pris au sérieux l'urgence de la situation. Il n'a jamais pu jouir de la retraite et encore moins terminer le partage du terrain. La mort ne lui a pas demandé son avis. Combien d'hommes et de femmes ressemblent à Albert et remettent au lendemain la décision de suivre le Christ ? Il vaut mieux obéir aux Saintes Ecritures et ne jamais remettre à plus tard ce que nous pouvons faire aujourd'hui pour Lui.


        Amélie reste fidèle au Seigneur et fréquente régulièrement les cultes. Elle possède une grande villa entourée d'un magnifique jardin qui exige un entretien important. Un homme, plus jeune qu'elle, s'acquitte de cette tâche. Lors d'une visite pastorale, je la félicite:

    - Ta maison et ta propriété sont superbement entretenues !

    - Merci pour le compliment. Mais ce n'est pas moi qui m'en occupe, je prends de l'âge. Un homme s'en charge. Et il me le fait gratuitement les samedis et dimanches, me lance-t-elle sans sourciller.

Je soupçonne qu'il y a anguille sous roche. Cet homme travaillerait de nombreuses heures sans demander de compensation? Je n'en suis pas si sûr. C'est pourquoi je lui demande:

    - Amélie, une question un peu indiscrète: ton jardinier, il dort où?

    - Ben, chez moi ! répond-elle en rougissant.

    - Dans ton lit?

    - Evidemment, il faut être reconnaissant ! Non ?

    - Ma chère soeur, lui dis-je gravement peiné de la voir virre aussi légèrement, tu es en train de pécher, tu commets la fornication (NdlO: Relation sexuelle hors des liens du mariage).

    - Crois-tu que ce soit aussi grave que ça?

    - Bien entendu ! Et je te mets en garde : si tu continues ainsi, quoique tu sois chrétienne, ce sont le diable et ses démons qui te chercheront lors de ta mort et non les anges.

    - Mais la Bible affirme que sans amour nous ne sommes rien. Et ce que tu me demandes par rapport à cet homme est un manque d'amour flagrant, me répond-elle du tac au tac.

    - Amélie, je te le répète. Il y va de ton éternité. Je t'avertis que si tu continues à te comporter ainsi à l'égard de cet homme, le diable te cherchera. Mais c'est à toi de choisir.

Je termine notre entretien sous l'ombre d'une glycine par une courte prière et la quitte. Le lendemain elle me téléphone:

    - C'est Amélie à l'appareil. J'appelle simplement pour te dire que tu avais raison, hier, lorsque nous avons discuté ensemble. Cette nuit j'ai été réveillée dans mon lit. Voilà qu'une main noire a surgi dans l'obscurité en direction de ma gorge. J'ai tellement eu peur que j'ai pris mes habits et que je me suis sauvée. A l'heure actuelle je suis chez Cécile. Elle m'a gentiment reçue et a très vite compris quel était mon problème. Immédiatement, elle a lié et chassé les mauvais esprits. Je vais mieux aujourd'hui.

    - Tu as vraiment reçu une grâce de la part du Seigneur. Il t'a montré que mes avertissements étaient fondés.


        Le même jour, elle renvoie cet homme. Une telle crainte de Dieu s'empare d'elle qu'elle ne veut plus prendre le risque de jouer avec la grâce de Dieu. Pendant plusieurs jours, elle ne rentre même pas dormir chez elle, le diable était effectivement venu la visiter ce soir-là.

Il paraît incompréhensible et inconcevable que des hommes et des femmes, qui se disent chrétiens, qui connaissent Dieu et Sa Parole, puissent vivre avec autant de légèreté. On peut se demander s'ils sont conscients qu'ils mettent leur éternité en péril par une vie aussi dissolue. C'est pourquoi, les aimer c'est les avertir. Parfois il est même nécessaire d'être directif. Car Dieu donne la joie et la paix à celui qui obéit.


Issu de: En mon nom... dit Jésus Christ. Reproduit avec autorisation.
Vous pouvez vous procurer ce recueil sur le www.philadelphie.com


Amie lectrice, ami lecteur, voici un message clair. La Parole de Dieu est plus importante que les excuses. D'ailleurs, aucune ne tiendra devant Dieu lors du jugement. Amélie a reçu une preuve de Dieu, mais je vous conseille tout à fait amicalement de ne pas en attendre pour obéir... On entend dans notre société de plus en plus le terme "petit ami", ou le PACS; le mariage n'est plus "à la mode", la fidélité encore moins, et le divorce frappe même l'église alors que... Dieu ordonne à l'homme de ne pas séparer ce que Dieu a uni ! Où est la crainte de l'Eternel...? Dans cette société tourmentée par le péché, serez-vous attentif à l'appel à la sainteté et à l'obéissance que Dieu lance? L'amour véritable consiste à aimer Dieu, chercher à le connaître, et pouvoir venir en aide aux personnes du monde qui meurent dans l'ignorance. Cher(e) ami(e), plus que jamais il est important de ne pas jouer avec son éternité, son âme, et de fonder sa vie sur le roc qu'est Jésus. Vous trouverez bien des oppositions autour de vous, les véritables chrétiens en France sont persécutés, mais pourtant il est vital de choisir ses priorités et d'avoir en vue, comme le pasteur, votre éternité et celle des autres. Examinez-vous et revenez à Jésus de tout votre coeur, si cela s'avère nécessaire, sans attendre demain, (vous l'avez vu, demain ne vous appartient pas)... il vous aime tellement qu'il a donné sa vie pour vous !


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